Jeudi 26 mai 2011
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On connait tous les ressorts scénographiques du porno. Attendus et efficaces, on le regarde pour ça. Grossiers et lassants, on éteint notre écran à cause d'eux. Même le boom du porno amateur
n'est pas épargné. C'est tout autant la séduction facile de l'imitation de l'adhésion à de nouvelles normes qui posent nos gestes, dictent nos expressions, alimentent nos déceptions. Le porno se
reproduit et se multiplie. Rarement il varie. On me décline plus aisément. Et quid alors du porno 2.0. ?
C'est là la tache informelle du porno amateur. Or amateur ne signifie pas novateur et l'on cherche parfois l'imprevu, le moment où ça échappe au cameraman, au protagoniste, au spectateur. En
diffusant ses castings, Pierre Woodman avait saisit la chose, le regard qui doute, résiste et cède et l'entreprise de manipulation
dégueulasse qui s'en suit. D'autres l'ont repris. La satisfaction personnelle du
prédateur qui se met en scène avec son traquenard l'emporte souvent plus qu'autre chose. Ne le nions pas, les réactions sont parfois
surprenantes, intéressantes, excitantes et le sexe autant que l'argent ou la perspective de l'argent en sont les ressorts principaux. Les
subconscients se dévérouillent et les vêtements tombent. À croire que ces petites vérités ne pouvaient d'obtenir que par la corruption ou la manipulation. Et tous n'ont pas l'élégance de Torbe.
À ceci près que le projet Beautiful Agony et après lui I feel
myself modifièrent un peu les choses. Voilà des jeune femmes consentantes qui se livrent en plans fixes et léchés à leur plaisirs solitaires. Elles sont seules, entre amies, en couple. Trop
peu d'hommes les suivent et s'y mouillent. Elles jouent au début et parfois se
laissent déborder par elles-mêmes. Elles s'oublient et oublient les cameras. Nous y sommes. Un érotisme fort, délicieux et - que ma naïveté ose croire - sincère. Tout est propice mais rien
n'est joué d'avance. Et voilà une fraicheur dont le porno avait besoin. Certains diront que ce n'est là qu'un érotisme bourgeois. Pour ma part je n'ai vu que là quelque chose qui me surprenne et
redonne à la pornographie une nouveauté prometteuse qui reste encore largement à exploité. Les hédonistes disent qu'il
faut saisir l'instant présent. Au X 2.0 de montrer qu'il est de cette philosophie là.
Par Octave
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Publié dans : Sexo-blosphère
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Mardi 12 avril 2011
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17:53
Parmi les grands mouvements culturels à la tête desquels l'Italie s'est placée depuis des siècles, il en est un que l'on semble avoir un peu oublier. Or du cercle confiné des connaisseurs et
fétiches de pubis velus et de parties de jambes en l'air que l'on qualifierait aujourd'hui volontiers de "dirty" (et je valide), l'Italie ne serait plus la patrie du porno. Plus encore encore,
le sexe y serait devenu tabou ou au mieux, un scandale.
Il devenait alors urgent d'enquêter et de voir ce que nos amis italiens ont a nous proposer. Un petit tour sur les sites généralistes, et ce qui domine dans la catégorie italienne ce sont de
vieilles images d'archives de site des années 70 et 80 balançant entre peplum porno et remakes de séries b
bien passées de mode...
Pour le reste les mêmes productions que sur les sites français. De l'amateur américaines, du pseudo amateur et un certain goût pour l'inceste
faked. Bref, pas de quoi continuer à faire bander Rocco.
Le porno italien serait aujourd'hui peut-être de l'ordre du vintage. Il est sur les grands portails du X celui des anciennes
stars réalisant les fantasmes convenus d'une époque foncièrement friquée et il a bien du mal à présent a dépasser l'esthétique dans lequel l'a chritallisé Pasolini tout comme il peine e relever
les défis du porno amateur et bling-bling caméra et volant de humer à la main à l'américaine. D'ailleurs, et plus qu'en France encore, ce bling-bling occupe les portails du X transalpin. Malgré
quelques jeux d'exhib' grinçants - et donc intéressant - le porno italien ne nous dérange plus,
ne nous met plus mal à l'aise en mettant le doigt sur l'obscène saveur de nos fantasmes et de nos tabous.
Dans une société où les ministérielles affaires de moeurs sont une chose publique, que reste-t-il encore à inventer et comment éviter de s'identifier à cette (extrême-)droite dégoutante?
Dans un monde du X dominé par le pov et l'instant volé - et même Rocco s'y
met - plus de place pour les égéries. Est-ce à écrire que l'orsqu'il s'agit de donner de sa personne, les Italiens sont finalement
bien sages, et que sorti des vestiges de la Cinecittà on ne pétri plus que de la pâte à pizza devant les fours à pain ?
Ce serait bien dommage, hélas...
Par Octave
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Jeudi 17 mars 2011
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20:13
La fellation est à la mode chez les quinca !
Rachida Daty hier,
Bernard Henri Lévi aujourd'hui font le buzz. La chemise en décolleté et le cheveux poivre et sel bien laqués on sent
bien que la métaphore ne va pas être très heureuse. C'est un peu l'un de ces moments où conscient de ce qu'on s'apprête à dire on ne sait trop comment arrêter la machine, changer la direction du
train avant le mur... La sauce monte, on le sait, ça vient, trop vite, on est impuissance. Maladroitement et grassement elle
s'épanche et nous laisse un peu honteux. Et BHL de déclarer : "il va devenir de plus en
plus difficile de tailler une pipe à un dictateur arabe".
Cette éjaculation métaphorique et précoce de BHL n'a rien du feu-lapsus de Dati. L'image était là, dans sa tête en toute conscience. On le sent bien douter et ne rien trouver de mieux, et la
fellation posture pour lui avouée de la soumission extrême lui échappe de la bouche. Mais
voilà, sucer est-ce bien se soumettre ? Je connais quelques regards qui pendant la chose on très bien
bien su me faire comprendre où était le pouvoir, la maîtrise et la domination
et que l'on peut régner à genoux. Alors BHL, petit reste de misogynie ou trop grande accoutumance au porno américain qui fait immanquablement finir le blowjob en facial ?
Bref, quand les choses tournent mal, en politique comme en fellation, le tout est savoir montrer les dents...
Par Octave
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Publié dans : Humeurs
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Dimanche 13 mars 2011
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16:43
"Ne te promène donc pas toute nue" lui dit-on, c'est indécent !
"Ne le branle pas devant tout le monde" disait Bertrand Delanoé à l'égérie
de Larry Clark bien trop jeune pour ces cochoncetés. Nous interdire les choses c'est nous en donner envie. Certes. On ne va pas loin avec ça. Mais se promener toute nue c'est un peu plus
qu'une transgression adolescente. Ça parle d'indécence et de gène, surtout de désir, celui de celui qui voit, qui regarde, qui condamne de peur de ne pas pouvoir ce controler. Nabokov a déjà
dit tout ça.
Elle désarçonne de par le naturel d'un café qu'elle boit en traversant le salon nue comme un ver. Elle fume sa clope affalée sans gène au fond de fautueil. Elle lit un livre et se caresse parfois
un peu, c'est vrai. Provocante ? c'est un peu trop facile. Elle se donne autant à voir qu'elle se moque qu'on la regarde. Au pire s'amuse-t-elle du désir qu'elle suscite.
Réminiscence du paradis perdu où l'on s'en foutait, "Ne te promène donc pas toute nue !" c'est ce que dit Dieu à Éve. Dieu
aurait-il été aussi gêné que Pygmalion ? Préservons l'humanité de la fatale érection. Ne te promène pas toute nue c'est alors un aveu. Et que ce sein est beau ma soeur même bien sûr si je ne
saurai le voir.
Ne te promène donc pas toute nue c'est enfin la petite balade à laquelle j'aimerais vous inviter en rouvrant ce blog, où
quand la photo amateur nous donne bien des leçons...
Par Octave
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Publié dans : Sexo-blosphère
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Mercredi 4 août 2010
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19:53
Sea, sex and sun, on a rien inventer mais a priori le cocktail est toujours au goût du jour. Car voilà,
l'été, nous serions près à réaliser nos fantasmes plus que le reste du temps. Effet du
désoeuvrement, de corps plus facilement dénudés et des regards moins retenus que le reste de l'année qui se portent sur eux oui l'été est fait pour baiser. Plus encore, l'été est notre petit
carnaval moral, le moment où nos tabous et nos codes moraux sont parfois eux aussi en vacances. Et tant mieux, les vacances, une nécessité pour supporter le reste de l'année, et pour le sexe
aussi. Premières passions et virginités offertes ou conquises pour les uns, industrie de tourisme et de la débauche pour les autres, nous vivons se rituel d'inversion des vacances tous à notre
façon.
Outre le fantasme de l'inconnu qui n'a rien d'estival, voilà que les Français souhaitent disparaître avec leur amant. Le fantasme serait-il ici de regagner un peu d'intimité ?
Les enfants, les voisins, le monde, brideraient-ils nos sexualités ? Sans doute, la discrétion est déjà une contrainte. Alors autant disparaître pour se laisser aller. Adieu petites caresses
dérobées sur un banc public et vive la baise sauvage sur son île déserte.
Pour d'autre été rime avec permission, celle de tromper son partenaire. Oui
l'occasion fait le larron, mais ne se dit-on pas aussi que les vacances en célibataires ont le droit elles aussi à leurs transgressions ? Envie pour les uns, sollicitations pour les autres ne
manquent pas. La question est-elle : "faut-il résister" ? A chacun de composer avec le bien et le mal, mais ne faisons pas l'autruche.
Par Octave
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Publié dans : Méandres
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